COMING SOON
Lorsque l'on évoque Coming Soon, il est impossible de se limiter à leur stricte musique. Les sept très jeunes
personnages qui composent le groupe sont étourdissants tout à la fois de singularité et de simplicité. Celui par
qui le mystère s'installe se trouve être Leo Bear Creak, 14 ans batteur la plupart du temps, plus rarement armé
d'un Ukulélé et chanteur toujours. Et en si peu d'années sa maturité est écrasante. Son extatique Big Boy
ou encore sa collaboration avec Kimya Dawson (The Moldy Peaches) nous en donnent la preuve irréfutable. Quelques mètres plus haut, Howard Hughes donne le ton : chapeau de Cow-Boy et voix de baryton,et d'un seul coup Leonard Cohen, Johnny Cash et tout un tas d'autres voix graves se rappellent à nous avec légèreté.
Ghost Train Tragedy
Sortie le 7 septembre 2009
La nuit du 9 juin 1979, le train fantôme du Luna Park de Sydney prit
feu, faisant sept morts (six enfants et un adulte). Les causes de l’incendie
restent inexpliquées bien que le baron de la pègre Abe Saffron ait alors
été sérieusement suspecté. Le parc resta fermé au public jusqu’en 1982
où il ouvrit sous un nouveau nom et avec de nouveaux propriétaires…
I’m Walking through the mud…
Coming Soond’insolence. Pour le groupe, une page est tournée.
Le nouvel album de Coming Soon s’ouvre sur ces quelques notes retentissantes de santé et
Coming Soon est né en 2006 dans les bars, les péniches, les appartements et les squats de New York, de Berlin, de Paris, de
Lyon et de Kidderminster (leur ville natale, qui ne figure toujours pas sur les cartes de France). Leur premier album New
Grids naît après une vague d’hyperproductivité et de collaborations choisies : Kimya Dawson, ex. Moldy Peaches, avec qui
ils enregistrent une chanson qui figurera dans la bande originale du film américain Juno, propulsant le groupe à son insu au
sommet des charts en pleine exploitation de New Grids, mais aussi avec André Herman Düne rebaptisé Stanley Brinks, ou
le jeune canadien Adam Cotton. L’album reçoit un excellent accueil autant en France (Inrockuptibles, Télérama, Tecknikart,
Magic, chronique du Grand journal) qu’à l’étranger (NME “8/10”, Musikexpress, etc…) et le groupe le défendra sur plus
d’une centaines de scènes (Première partie de Dionysos au Zénith, ouverture du Festival des Inrocks à l’Olympia, Les Nuits
de Fourvière, Paléo Festival, les Vieilles Charrues, le Printemps de Bourges, Montreux Jazz, etc…) cultivant un plaisir et une
énergie débordante et de plus en plus sauvage.
Here comes your train… les portes s’ouvrent, les passagers montent. Avant de faire l’expérience de GTT, les membres du groupe
se sont plu à travailler avec Olivia Ruiz ou Etienne Daho, comme pour rattraper leur retard avec les belles personnes de la
scène française. Pour leur nouvel album, ils ont demandé à leur tour une chanson aux Wave Pictures (brillant trio rock anglais)
et un dessin à David Berman (chanteur des Silver Jews et un des chefs de file de la scène indé américaine). Le disque est
enregistré live au studio Vega de Carpentras par Ceddy Gonod, partenaire indispensable depuis New Grids.
GTT, qui n’est pas un hommage à Gran Torino ni une abréviation de Gran Tourismo Tour mais qui signifie GHOST
TRAIN TRAGEDY est un approfondissement des promesses de New Grids. Les chansons s’allègent, s’allongent, les instruments
se précisent, les personnalités s’affinent et s’affirment, et les mots continuent de s’embraser. Leo Bear Creek, jeune
batteur et chanteur de 16 ans, récidive après son premier tube Big Boy, et nous emmène dans le désert de School Trip Bus Crash
répondant mystérieusement à la tragédie qui donne son titre à l’album. Billy Jet Pilot nous propulse sur les rails de Lower Lip
(accompagné par le souffle de son frère Howard) dans les bois hantés de Manners & Education ou dans le lit d’une conquête de
passage (Love in the Afernoon). Alex Banjo qui a fêté sa majorité pendant l’enregistrement de l’album et Ben Lupus arpentent
les décombres du train fantôme en accords mineur (le regard halluciné du funambule de Steelwire) ou majeurs (la cavalcade
de Back Seat) pendant que Howard Hughes, personnage mi-prédicateur mi poète au bord de la chute hurle « Show me how
hard you can hurt me » dans Walking puis ouvre la boîte de Pandore version disco avec Moonchild. Mary-Salomé, chanteuse multi
instrumentiste (Marimba, clarinette, trompette, percussions) lie et inspire GTT de sa douceur heurtée avec Pillow Talk, petite
ballade désaccordée.
Car GTT est un album brûlant, qui continue de naviguer entre folk, blues et rock au gré des humeurs de ses interprètes… Le
train entre dans la maison hantée. Nous savons que nos passagers y survivront, c’est en tout cas ce qu’à l’air de penser ce té
moin muet qui figure sur la pochette du disque et qui a endossé des lunettes de protection comme pour observer une éclipse.
Le 7 septembre 2009, Coming Soon vous convie à venir découvrir les 15 pièces de leur nouvelle attraction…


