DAJLA
Née à saint Nazaire ville portuaire tournée vers l'océan, ses parents, Mad et Françoise Lalia (respectivement d'origine tiunisienne et franco américaine) l'élèvent dans la soul, le reggae, le rock, le jazz....elle commence le piano classique et jazz à l'âge de 6 ans et prend la basse dans les groupes de punk rock locaux à 17 ans, fortement impressionnée par sa rencontre avec Angelo Moore, chanteur du groupe Fishbone. le rêve se dessine à cet instant, mais il faudra beaucoup de patience avant d'en voir l'ombre d'un sourcil....Après de longues années d'errance et d'aventures plus ou moins heureuses, de Londres à Paris en passant par Los Angeles, New York ou Miami, elle transforme son desarroi et sa solitude face à l'absurdité du monde des hommes, et au gré de ses rencontres humaines et musicales, la maturité lui donne enfin la force dont elle avait besoin: après 5 années passées à Londres (pianiste et bassiste pour Z Star, One Hundred Men, Eversholt, puis chanteuse avec Novela) elle rentre en France en 2003 et rencontre le multi-instrumentiste- producteur-batteur- Homo Sapiens de génie Benjamin Bouton - dit Benji.
Dajla est la traduction arabe du Tigre, la rivière qui coule, avec l'Euphrate à travers les vallées, montagnes et déserts de Turquie et d' Iraq - jadis Mésopotamie- pour se jeter dans la mer, le Golfe Persique.
Elle n'aurait pu porter de meilleur prénom ; sa musique, telle la rivière, suit son cours, sa perpétuelle quête de liberté et emportant sur son passage émotions, souvenirs, visions...inspirées par sa propre version de l'Histoire... C'est le passé, présent et futur... la Soul music.
Chanteuse, bassiste, auteur et compositeur, Dajla ouvre avec ce premier album une porte dans l’univers de la nu-soul de production française. Les compositions mêlent savamment spoken word, jazz, et blues, et les mélodies Soul flirtent avec les productions hip-hop de son acolyte Benjamin Bouton.
La texture de sa voix atypique, tantôt chaleureuse et radieuse, tantôt recueillie ou fragile, est toujours passionnée. Ayant voyagé et expérimenté tout au long de sa vie, elle vit chaque note, chaque mot, jusqu'à s'envoler vers l'âme, la soul...
Dajla se nourrit des disparités sonores, exacerbant sa propre identité vocale en explorant les genres. Ses textes sont le reflet du monde qui l'entoure, pour le meilleur et pour le pire : l'écriture lui permet d'exorciser la frustration, les mots transcendent la violence pour crier la paix, l'espoir et l'humanité, seules alternatives possibles à un monde dominé par le pouvoir, les "ego trips", l' argent et l'aliénation.
Dajla et Benjamin nous livrent leur 14-titres "Soul Poetry", premier opus d'une soul qu'ils veulent universelle.....
Née d'une mère franco-américaine et d'un père tunisien, Dajla grandit en écoutant leur collection de disques soul, R'n B, jazz, blues, rock... Elle se met au piano à 6 ans et rejoint l'ensemble de jazz avant de voler de ses propres ailes. C'est la basse qui lui donne cette occasion. Bassiste dans différentes formations, sa rencontre à 18 ans avec les membres du groupe californien Fishbone marque le début d'une longue aventure. Fascinée par cette énergie, par l'incarnation de l'amour passionné de la musique sans restriction, du jazz au rock, au P-Funk en passant par le blues, c'est à Paris, puis à Londres que Dajla se forge une expérience.
Tour à tour clavier (One Hundred Men/rocksteady), puis bassiste/choriste (Z Star), elle contribue à plusieurs formations sans toutefois trouver sa place. Ses voyages aux États-Unis (Los Angeles, New York) la renforcent et ses rencontres et collaborations avec des musiciens de tous horizons lui donnent l'énergie et la confiance dont elle aura besoin pour assumer son rôle de chanteuse. Ce n'est que de retour en France qu'elle trouve l'alter ego qu'elle attendait. En avril 2004 elle rencontre le producteur/batteur et multi-instrumentiste Benjamin Bouton.
Elle intègre le groupe de hip-hop live S.A.T. - Sumerian Atlantic Tribe - et commence une nouvelle collaboration avec Benji. La magie opère instantanément. Tous deux semblent avoir trouvé l'alter égo qu'ils cherchaient depuis si longtemps. Cette aventure aboutira en mai 2006 sur un premier album 12 titres : Soul Poetry.
L' expérience commence.....
Interviewée par hasard lors du concert d’Hocus Pocus et The Procussions à l’Elysée Montmartre en novembre dernier, Dajla a, depuis, fait sa percée sur la scène soul parisienne. A 30 ans, sa passion de la scène et de la soul s’épanouissent enfin parce qu’elle a su prendre le temps de voyager, d’écouter et de faire de la musique en toute liberté. Onlygroove vous présente Dajla, naturelle et passionnée.
Bonjour Dajla, est-ce que tu peux te présenter ?
Je m’appelle Dajla et je suis chanteuse nu-soul. J’ai une passion pour le hip-hop, le jazz et le blues. Je suis avant tout pianiste et bassiste. J’ai commencé le piano à 6 ans. J’ai vécu 5 ans à Londres et j’ai voyagé aux Etats Unis.
Racontes-nous l’aboutissement de ton album Soul Poetry…
Je suis rentrée de Londres il y a 3 ans et je suis tombée sur le producteur Benjamin Bouton aka Benji qui est aussi batteur et guitariste. Il produit des sons hip-hop soul. Moi j’avais déjà des textes. On s’est rencontré à Nantes il y a un an et demi par l’intermédiaire du groupe SAT alors qu’on jouait dans différentes formations et ça a été l’alchimie musicale entre nous. On a mis notre travail en commun. Ce qui a donné en juin dernier un album Soul Poetry. On a envoyé cet album aux Transmusicales. Jean-Louis Brossard, directeur de la programmation, a vraiment aimé. Donc on a cherché des musiciens cet été et on a mis au point le live.
Comment s’est passé le concert aux Transmusicales ?
Ce fut vraiment une bonne expérience. On a joué que 50 minutes… mais c’était vraiment excellent de jouer sur la grosse scène et une belle occasion de rencontrer d’autres musiciens ! Avant nous, il y avait Dwight Trible, dernièrement signé sur Ninja Tune, qui m’a vraiment impressionnée.
Que t’ont apporté tes expériences à l’étranger ?
Aux Etats-Unis, j’ai suivi le groupe Fishbone qui sont des amis de longue date. C’était un peu un rêve d’aller le voir jouer là bas, le chanteur Angelo Moore m’inspire depuis longtemps. J’y ai fait de bonnes rencontres, posé quelques voix. Je chante en anglais, je me sens anglo-saxonne de par mon vécu à Londres. La musique que j’aime est en anglais et pour moi c’est la meilleure façon de m’exprimer au chant.
Quelles sont les rencontres qui ont marqué ton parcours ?
Les rencontres sont importantes dans la musique. Pour moi, c’est d’abord la rencontre avec Benji qui a été déterminante pour la suite. J’ai aussi pu rencontrer pas mal d’artistes par l’intermédiaire de myspace.com. Ce soir c’est un exemple parfait de l’importance des rencontres ! Je vais chanter sur un morceau de The Procussions : leur chanteuse n’a pas pu venir, on a répété ensemble et ça a fonctionné !
Depuis cette interview, Dajla a fait un petit bout de chemin en plus… Après avoir rencontré l’artiste Wax Tailor (album « Tales of The Forgotten Melodies ») aux Transmusicales de Rennes, Dajla vient de signer sur le label de celui-ci, Under Cover, pour la sortie de son premier album. Elle s’est produite à l’Elysée-Montmartre début avril en première partie du concert de ce dernier et pour le plus grand plaisir de ceux qui la connaissaient… et de ceux qui la découvraient !
Par Emilie Morvan
Publiée le mercredi 10 mai 2006


