EDWARD

x

Résultats de la recherche

Edward pour les intimes, aka Gregory-Edward Louis, a commencé son parcours musical dans la musique électronique.
Co-fondateur du label de french house We rock Music (Labels/Virgin) en 2000, et auteur de nombreux remixes de house music (Modjo, The supermen lovers, We in Music, WFB...), il sort son premier maxi electro pop en collaboration avec Cyril Bodin sous le nom Aloud. Repéré par Guy-Manuel de Homem Christo (moitié du groupe Daft Punk), le duo Aloud réalise son premier album avec Eric Chedeville dans les studios du mythique label Crydamoure, tenu à l’époque par ces derniers. L’album, signé chez Ministry of Sound en angleterre, sortira dans de nombreux pays (angleterre,
allemagne, australie, suisse, belgique, espagne) mais pas en France, malgré des rotations sur FG et le soutien des médias spécialisés.
Après de nombreuses dates de mix dans les clubs anglais et européens, et quelques autres morceaux inédits à ce jour, le duo a besoin d’air et se sépare en 2005. Commence alors une collaboration avec Guillaume Atlan (The supermen lovers), sous le nom de «Moto», dont les morceaux dans le style rock electron seront finalement signés par le label Cyclo. Le duo réalise aussi la musique du long métrage d’Eric Lavaine: « Poltergay», avec Clovis Cornillac et Julie Depardieu, dans lequel on peut entendre notamment une reprise très personnelle du classique de disco «born to be alive» chanté par Julie Depardieu (BOF disponible chez Polydor/Universal). En parallèle de son parcours electro anglophone et dans la musique à l’image,
l’artiste n’oublie pas qu’il a toujours été fan de la musique française de son enfance qui va d’Alain Bashung à Michel Legrand en passant par les 3 icones pop que sont Michel Berger, Michel Polnareff et Serge Gainsbourg. L’album d’Edward…pour les intimes commence alors en filigrane, pendant les heures creuses en studio, au fil de son imagination amoureuse. C’est alors qu’une coïncidence amusante se produit : l’héroïne d’une de ses
chansons devient, à la surprise générale, première dame de France. Il s’ensuit un buzz-éclair sur sa chanson « Carla » qui prend une ampleur inattendue, et par la suite, (oh surprise !) une censure virulente de certains médias, jugeant la chanson trop « subversive »…
Multi-instrumentiste et interprète, musicien avant tout, Edward continue sur sa lancée, et écrit et réalise entièrement son album à l’exception notable d’une collaboration avec Eric Lavaine ( Poltergay, H…) sur la chanson-sketch «Elsa». Il passera pour ça par les studios anglais et collabore avec des musiciens de renom comme Frank Tontoh (Prince, Amy Winehouse..), Tony Remi (US3, Annie Lennox…), etc.. De la chanson française dopée au groove, un univers décalé sur une musique léchée, l’album « Ma guitare est dérisoire » d’Edward… pour les intimes sortira chez Wagram le 4 octobre 2010 edward.

« L’homme oisif, et qui, même blasé, n’a pas d’autre occupation que de courir à la piste du bonheur; l’homme élevé dans le luxe et accoutumé dès sa jeunesse à l’obéissance des autres hommes, celui enfin qui n’a pas d’autre profession que l’élégance, jouira toujours, dans tous les temps, d’une physionomie distincte, tout à fait à part ».
Voilà qui définit parfaitement le caractère et l’allure de ce dandy connu dans le quartier sous le nom d’Edward pour les intimes. Artiste élégant et nonchalant, il se consacre quasi exclusivement à l’amour, occupation dite « des oisifs » par son ami poète cité plus haut. Mais si Edward brûle invariablement, son coeur lui se consume, se heurtant à l’exaspération et à l’indifférence des objets de son désir. Cette prédisposition aux sentiments unilatéraux lui inspirera les titres Carla, Elsa mon Amour, Mieux à deux ou encore Ma Femme à Moi qu’il composera entre deux tasses d’Earl Grey durant les après-midi pluvieux usuels de la banlieue, quand le golf est impraticable. C’est lors d’une chasse à courre quelques années auparavant, que soudain Edward (dit Gregory Louis) se lance dans la musique électronique. C’est ainsi qu’il devient co-fondateur du label We Rock Music, un des fleurons de la french touch (comme disent actuellement les jeunes), dont ses remixes house portent le sceau. Salué plus tard par Guy-Manuel de Homem Christo de la confrérie des Daft Punk, Edward réalise son premier album électro-pop Aloud, signé par les anglais de Ministry of Sound lors d’une de leurs fameuses et si réjouissantes parties de cricket. Ne nous méprenons pas, Edward a connu sa période rebelle et contestataire quand il troqua inopinément son pantalon écossais contre une combinaison de motard tout cuir pour aller se dévergonder et faire un tour de piste avec
The supermen lovers. Leur nom de code rock-électro : Moto( Cyclo records). Et l’aventure ne s’arreta pas là, puisqu’ils eurent l’initiative délurée de réaliser la bande originale de Poltergay, un long métrage d’Eric Lavaine avec Clovis Cornillac et Julie Depardieu, dont le contenu contrarie aujourd’hui encore le pape. Force est de constater que la fantaisie et le flegme d’Edward pour les intimes ont ceci de particulier qu’ils combinent une somme de rituels tout à fait singuliers et précieux. Au saut du lit, vers 14h00, Edward entame chaque jour une série de vocalises dans sa cabine de douche dont le rideau plastifié est estampillé de ses armoiries. Cet esthète est tout à fait prompt à dévoiler sans manière l’élan que lui insufflent depuis toujours les Sieurs Michel Berger, Michel Polnareff et quelques autres Michel moins célèbres, durant cet exercice matinal inspiré. Autre référence française inaccoutumée : celle de Serge Gainsbourg, auteur-compositeur-interprète du 20ème siècle, apparemment très doué, si l’on en croit les fins connaisseurs de l’époque. Aussi, le gramophone religieusement lustré du salon entonne-t-il quelques morceaux choisis des Sieurs Bob Marley ou James Brown de Clermont. Voilà assurément et entre autres l’origine des accents reggae et funk des ritournelles qu’Edward compose au gré de ses déconvenues amoureuses. Le ton garde nonobstant le maintient de la noblesse pop, tout en suggérant une délicieuse dérision dont l’inflexion décalée fait écho au dandysme qui caractérise notre artiste muscadin. Multi-instrumentiste, Edward se fait presque homme-orchestre dans l’élaboration de son album,
enregistrant lui-même et tour à tour chaque instrument. Un entregent qui fit l’estime de ses pairs polytechniciens
lorsqu’il gagna ses galons d’homme et de gentleman sous X. Enfin, avec la distinction qui lui est coutumière, Edward quitte son peignoir Jacquard pour enfiler ses porteschaussettes, son slip orné du blason familial et son costume sur mesure, pour enfin ajuster son monocle qui vient parfaire l’allure altière qu’on lui connaît. Il ne reste plus à Edward qu’à franchir le seuil se son intérieur coquet, disposé à recevoir l’inspiration du tout Paris.

 

EDWARD