GARCIAPHONE
C’est arrivé un matin, trois minutes et cinq secondes éblouissantes. Tornadoes. La chose que Grandaddy et Alan Parsons auraient dû enregistrer, un jour de grand vent entre Manhattan et le New-Jersey. Derrière ce petit chef d’œuvre, époustouflante démonstration de pop parfaite, Olivier Perez agitait Garciaphone au nez du monde, un rien étonné, un brin éberlué, et soudain très excité.
Ici, on rêve d’une certaine Amérique, d’exils et de promesses, Eels, Pavement, Mercury Rev, tant et tant de petits génies bâtisseurs. La terre de Jim Harrison et de John Ford, de Michael Mann et de Kerouac… Mais point de hippie dans Garciaphone, ah non. La pop y perd des plumes, la folk se veut minimale et insolite (l’homme est particulièrement proche du collectif Kütu Folk), l’ossature rock n’est jamais très loin.
Après quelques courtes vies passées à Paris, Oslo ou Mexico, Garciaphone est donc de retour à Clermont-Ferrand, dont on ne vante plus la fertilité du sol. Seul derrière une guitare sèche, accompagné de machines retenues, et parfois d’images troublantes, Garciaphone s’introduit chez vous grâce à Everyone Goes Home In October, 5 titres autoproduits absolument renversants.
H. Deffontis, La Coopérative de Mai
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