IAN KELLY
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C'est vers l'âge de 13 ans que Ian vit ses premiers coups de coeur musicaux. Il joue dans différents groupes, d'abord à la batterie, puis il a vite envie d'apprendre d'autres instruments - notamment la guitare - afin de créer son propre univers. «Quand on n'a pas d'argent pour s'acheter des albums, on se fait sa musique; comme ça, on est à peu près sûr d'aimer les résultats, dit-il. C'est comme en cuisine… Si on prépare le repas et qu'on n'aime pas les champignons, on n'en met pas!»
Durant son adolescence montréalaise, la musique résonne souvent dans le sous-sol familial. Son premier groupe, Jim-Bob and the flying chickens, donne essentiellement dans le répertoire. «On jouait fort et on fêtait fort aussi!» se souvient Ian, précisant que plusieurs de ses acolytes sont devenus de grands amis. Guy Dubuisson, entre autres. Quelques groupes plus tard, Ian travaille toujours avec ce dernier, sur des projets instrumentaux cette fois. Le tandem cherche à faire de la musique publicitaire, et c'est aux côtés de Guy que Ian apprend les rudiments de la technique audio, de l'informatique et des environnements de création numérique. Ce qui lui permet de mettre en place les outils nécessaires à l'enregistrement de sa musique à lui, véritable système D qui a mené, en 2005, à la parution d'un premier album solo: Ian Kelly's Insecurity.
«Pour Insecurity, raconte Ian, j'ai emprunté des sous à ma mère et j'ai acheté un ordinateur et un bon micro. Étant donné les moyens que j'avais, je suis particulièrement fier de la qualité sonore de ce premier album. La pièce où j'enregistrais n'était pas idéale, même que si on s'y attarde, dans certains titres, on peut entendre un autobus passer, et même les gens avec qui j'habitais qui parlent ou qui écoutent la télévision dans le salon!» Fort bien reçu par la critique, ce premier effort marque l'entrée en scène d'un artiste sur lequel il faudra compter.
Ian cherche maintenant une maison de disques, une équipe de gérance, des gens prêts à l'épauler dans son projet. Il distribue alors son album lui-même, chaque copie compte… Les hasards de l'amitié vont bien faire les choses quand un de ses amis techniciens remet Insecurity à la directrice artistique de Belle et Bum (Télé-Québec), laquelle invite Ian à vivre son baptême télé sur le plateau de l'émission - il y chante «Fake World». Ce samedi-là, Michel Bélanger, président des Disques Audiogram, est devant son petit écran; dès le lundi, l'équipe d'Audiogram contacte Ian pour lui proposer de prendre part à ses projets futurs.
Ian met bientôt en chantier une nouvelle production, multipliant les explorations sonores. En compagnie du bassiste et homme de studio JF Lemieux, par exemple, il va enregistrer des bruits provenant d'un bac de recyclage, pour ensuite les intégrer à une chanson. Sur le plan des textes, le jeune songwriter se tourne davantage vers l'extérieur, conjuguant ses désirs d'introspection à une lecture de ce qui se passe dans le monde, ici et maintenant. Le fruit de cette intense démarche portera le titre Speak your mind, un second album actuel dans sa facture comme dans son propos, coréalisé par Guillaume Chartrain et Ian lui-même. Speak your mind paraît en septembre 2008, sous étiquette Audiogram.
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