KID LOCO
KID LOCO
“Confessions of a Belladonna Eater”
Label : F.L.O.R. / Green United Music
Distribution : Pias
Sortie : 30 mai 2011
« Confessions Of A Belladonna Eater », quatrième album de Kid Loco est, tout en utilisant les technologies modernes, un véritable hommage à la musique psychédélique anglo-saxonne des années 60 et 70.
De John Lennon (Too Close To Death) au Love (Stupidity & The Foxy Lady), en passant par le Velvet Underground (The Morning After) et Nirvana (Ballad For A Bella Donna), les 13 titres de cet album (écrits, composés, chantés, joués, enregistrés et mixés par Kid Loco) nous replongent dans un passé hautement coloré tout en restant fortement ancrés dans la modernité.
La fausse modestie : quelle plaie ! Sachons acclamer les grands hommes, car l’amour est un mystère enfumé, l’amitié le plus précieux des biens et KID LOCO est mon héros.
KID LOCO est le plus fort du monde, vénérons son buste. Un gentleman souple comme l’onde, et si robuste ! L’an dernier, nous buvions dans un estaminet de Périgueux aux côtés de marins baraqués, et je le vis de mes yeux allonger plusieurs gueux sur le parquet.
KID LOCO toujours parut plus beau de ce côté-ci de la rue. Aux abords de Belleville, j’aperçus une nuée de bella donnas fondre sur lui sans crier gare. Et que je hurle, et que je le bouscule ! Il dut filer dare-dare.
Ali sur un ring frappe-t-il ? KID LOCO lui aussi est un king qui balance. Il esquive, il danse. Et lorsque ses poings se délient, ses doigts d’ivoire délivrent une suave mélodie de guitare.
Que ne me suis-je campé, ivre, devant sa bibliothèque, que n’ai-je voyagé au gré des livres qu’il avait lus. Et j’ai su, oui j’ai su, que KID LOCO était ici et là pour tout, que KID LOCO était partout. Quel hôte exquis, mes aïeux ! Les mets qu’il mitonne, je ne me vante, jouent dans le palais une mélodie succulente et qui étonne, délicate et magique, tout en gustatifs échos lysergiques.
« Flegme » ? Connaissiez-vous ce terme que l’on prête couramment aux Britanniques ? Et bien, figurez-vous que dans une trentaine de langues, des Amériques aux Australies, des Suèdes aux Italies, ce mot se prononce KID LOCO. Il signifie élégance, classe et brio.
Nous éclusions un soir des alcools rares dans un pub des bas fonds de Ménil, quand deux types sont venus se prosterner devant KID LOCO. Quelques godets plus tard, m’enquérant de l’identité des deux couards qui l’avaient salué avant de fuir ventre à terre, au milieu d’un aréopage de nanas, j’appris qu’il s’agissait de Bond, James, et de Mister Jones, Indiana.
En danse, et je parle ici entrechats déments et folle frénésie, KID LOCO comme personne enseigna la poésie et le mouvement aux 5 Jackson. Et si je dis jeu de l’amour et du mâle, alors Roméo rougit, le piètre, car il connaît son maître à l’international, l’aura de KID LOCO gît au-dessus des Stones et des Beatles.
Le gaillard est habile et produit à sa guise. Je ne cause point gâchette mais je l’ai vu, qu’on se le dise, exceller aux fléchettes. Le lendemain, défié à la course par le sprinter des Jamaïques, KID LOCO, en vrai Hunter, fila tel l’ours en un éclair voltaïque. La vitalité se moque des années, je le sais plus vieux que la planète Terre. Le Maître de Belleville est mon dieu, il est tel que lui-même, heureux comme pas deux, tranchant comme le fil de l’épée.
Et maintenant, les filles retrouvent les garçons ; il va y avoir une fête. Nous allons nous amuser car les garçons rejoignent les filles. La fête va commencer, je vous le dis, nous allons nous amuser.
Nicolas RICHARD


