KWAK

Kwak, c'est le son d'un rock finement ouvragé qui navigue d'humour grinçant en errance nostalgique, de ballade mélancolique en chasse à coure débridée. Dans ce paysage sonore, les guitares crient ou murmurent jusqu'à se taire. L'harmonica, véritable marque  de fabrique du groupe, est escorté par le chant de la scie musicale et le souffle des flûtes et des clarinettes. Les textes sont écorchés, grinçants comme une craie qui crisse sur le tableau noir du quotidien. Kwak en concert c'est Kwak dans la vie. Une vraie passion pour la musique et une authenticité sans faille.
 
Si c’est bien en ce sens que Kwak évoque la Malice, c’est cependant avec une multiplicité de tons qui ne cesse de surprendre. Il est certes question de souffrance, d’injustice, de manipulation et même de meurtre ; mais toujours avec poésie, souvent avec humour… et espoir.La demeure, elle, prend plusieurs visages : de l’homme à l’artiste, de la rue à la ville, de la nation au monde. Autant de lieux où affleure la Malice, dans les états de coeur d'un homme brisé comme dans l'univers fantasmagorique de Jo le taxidermiste qui a des vues... sur votre femme !

L’album s'ouvre sur une simple question : Et alors quoi ? Ou comment surgit la colère lorsque tout s'accumule. Colère encore dans les guitares saturées de Simili, où tout ne parait qu’imposture.
De nostalgie en pulsions créatrices ou amoureuses, Kwak nous guide dans ces méandres, nous invite d’une pièce à l’autre, nous ouvre une à une des portes grinçantes sans que l’on puisse prédire ce qui nous attendra derrière : une Chasse à courre aussi loufoque que macabre ; un cri d’amour désespéré ;  un délire d’artiste qui doute dans Miteux, morceau créé et enregistré dans l’impulsion d’une journée avec Manu Eveno (Tryo) et Miro ; l’odeur d’un désert quand s’élève la voix rocailleuse de Dikès sur Tu m'éveilles...
Quatorze portes comme autant de titres qui composent un album surprenant, où les blessures intimes se chantent en fables déjantées.
 

KWAK