PAT.K
D'origine grecque, espagnole et italienne, PAT.K est né à Babel Oued en pleine guerre d'Algérie pendant la nuit bleue appelée ainsi à cause des bombes qui éclairaient le ciel d'Alger.
Neuf mois plus tard ses parents, modestes ouvriers, fuient la guerre comme leurs aïeux auparavant, et débarquent en France avec une valise et lui dans les bras.
C'est peut-être de là que lui vient ce dégoût de la guerre et des abus de pouvoir. Il ne supporte pas de voir des innocents sacrifiés pour des causes servant des gouvernants sans scrupule. Il est du côté des opprimés, c'est clair. D'ailleurs c'est son thème de prédilection dans ses chansons. Zoulou, Boumba l'état, No more killers en sont le reflet.
Le deuxième thème qui le touche et de près est le rapport hommes-femmes. Et c'est avec humour et provocation qu'il en parle dans ses chansons. "J'veux d'lamour" décrit un homme désarmé face à une femme exigeante et insatisfaite. "Spèce love" parle de sexe, "100%" parle d'un homme qui s'est libéré des griffes d'une tigresse.
PAT.K se définit comme un compositeur/producteur, en fait, il est auteur/interprète malgré lui.
Depuis l'âge de 7 ans il a toujours eu un instrument entre les mains, piano, guitare, basse, mais il n'a pas l'âme d'un instrumentiste, ce qui l'intéresse dès l'adolescence, c'est la composition et le travail de groupe. C'est toujours lui qui a l'initiative, il adore rassembler et faire jouer ses compos aussi modeste soit-elle. Mais il a quand même de l'idée, puisque à 21 ans dans les années 80, il participe à la composition d'un tube que tous les Français ont entendu à la radio "Vacance j'oublie tout
plus rien à faire du tout
"
En remerciement, ces messieurs faiseurs de tubes avec qui il avait travaillé, lui donnent un 45 tours dédicacé. C'est son premier contact avec le show business.
Puis dans les années 90, il se met à écouter du rap, du reggae, du ragga. C'est exactement ce qu'il recherchait, des textes sans compromis sur des musiques dansantes.
Il travaille alors avec des chanteurs, rappeurs, toasters mais ces derniers, selon lui, n'ont pas des textes qui tiennent la route. Il se met donc à écrire pour les autres et pour que ses projets avancent.
En 1997, il produit un groupe "Itaï Doshin" qui signifie plusieurs corps dans un même coeur, rassemblant des artistes avec qui il travaillait séparément. Ce groupe était composé d'un rappeur, d'un chanteur et d'une chanteuse, le tout accompagné par 6 musiciens de haut niveau. Reggae, Ragga, funk, rap, telles étaient les tendances musicales et sur scène, le public en redemandait.
Dans la foulée en 1998, il produit un CD 2 titres "A qui la faute?" qui passe sur 80 radios dans le monde. Bon encouragement.
Mais, plus un franc en poche, PAT.K est obligé d'arrêter la musique. Tout le monde est déçu, lui le premier mais faut bien bouffer.
Après quelques années de galères, PAT.K renaît de ses cendres, ingénieur de formation, en 2000, il rebondit grâce à Internet et se remet à composer et à écrire en parallèle. Mais comme il n'y plus personne pour interpréter ses chansons, il commence à poser des voix témoins sur ses musiques et très vite il se prend au jeu, En plus, dans son entourage, on lui dit qu'il a une voix intéressante.
Pendant cette période, il tourne quelques mois avec les slameurs de Paris. C'est alors ses premières scènes en tant qu'interprète. Le public aime, il commence à croire en ses textes.
En 2006, il décide de mettre tout son argent dans la production de son disque.
Il se dit que c'est maintenant ou jamais.
"Cet album, je l'ai fait seul, à l'arrache, avec un petit home studio caché dans le coin d'une pièce d'un appart. Je bossais le soir tard et la nuit en évitant de réveiller ma copine d'alors. Puis, j'ai invité deux amis à y participer, une chanteuse Gladice et un guitariste JMB. J'ai aussi eu la chance de rencontrer Sacha, ingé son très efficace, avec qui j'ai mixé et pré-masterisé les 12 titres de l'album aux Frigos à Päris. C'est sûr, j'aurais aimé rameuter tous mes potes musiciens pour une super production, mais bon j'avais pas assez de budget. Car ensuite il a fallu s'occuper de la pochette, de la reproduction, monter une boîte de prod et j'en passe. D'où le nom de l'album 100% qui aurait pu s'appeler "100% moi". Mais finalement le résultat est satisfaisant car en général les gens aiment. Comme quoi, le travail peut remplacer le manque de moyen. En tout cas, si ce premier album, me permet de faire le second dans de bonnes conditions, je serais déjà content"


