RADIOMATIC

Après un premier album autoproduit, paru en 2006, salué par toute la presse et joué sur les grandes radios nationales, voici enfin le nouvel opus de ce duo de choc, qui a encore décidé de s'en prendre à ces pauvres oeuvres sans défense que sont les chansons yéyé des années 60.
Les titres choisis, exceptés "Je danse donc je suis" et "Mais non, mais non", sont tous fort peu connus : Qui se souvient de "Cours mon Coeur" de Billy Bridge, "Tout ça pour la Bossa Nova" de Richard Anthony ou encore "Femme Femme" de Sophie Daumier ?
A en faire pleurer les auteurs, compositeurs originaux, notre binôme infernal a tout cassé, structures, tempo, et parfois même dans quelques cas extrêmes, les accords…


Pour les costumes, l'habillage et les décors sonores, Radiomatic ne fait pas un bon en avant (comme le font la plupart des groupes qui décident de s’attaquer à une reprise), mais un bon en arrière. Dix ans en arrière, à la grande époque du "Tropical" ou encore du "Typique" des années 50.
Une musique comme on en fait plus, qui mélangeait allègrement Rio avec la Havane, Tahiti avec Fort de France, un style qui mêlait toutes les influences musicales provenant de pays où poussent des palmiers.
On pense bien sûr à Gloria Lasso, ou encore Yma Sumac.


Toute l'ambiance et les réverbérations de l'époque sont là, mélangées à l'électronique de 2011. Un album "Electro Tropical Lounge" sur lequel on peut danser dans son salon, ou chanter sous la douche.
Fredda et Pascal Parisot se sont entourés de quelques amies chanteuses, Jeanne Cherhal, Armelle Pioline, Barbara Carlotti, le temps d'un choeur interminable qui clôture l’album.


Un trésor de chansons, déterrées et nettoyées par deux archéologues de la musique qui vous souhaitent à nouveau une bonne écoute en attendant le volume 3.

 

 

RADIOMATIC