RIDAN

ridan, deuxième. Deuxième album. Deuxième jeu en double : après Le Rêve ou la vie, L'Ange de mon Démon. Auto-portrait en forme de duel ? Ou de duo ?

Le Quotidien figure sur le premier album - dès sa sortie remarqué et encensé par la critique, couronné l'année suivante par les Victoires de la Musique dans la catégorie « album révélation » (ex-aequo avec Daniel Darc), frôlant le disque d'or et touchant le public, au rendez-vous des 150 concerts qui suivent. Pour Ridan, les trompettes de la renommée ne sont pas trop mal embouchées – comme aurait dit Brassens, un de ses aînés préférés…

Deuxième album, donc. Entretemps, est-ce que quelque chose a changé ? Pas la planète, en tous cas. Le portrait qu'en traçait ridan d'une plume experte et parfois acérée n'a pas à être retouché. On pourra même lui trouver des couleurs plus sombres sur ces nouvelles plages. Qu'elles soient nucléaires ou terroristes, les bombes donnent la même mort (Alerte à la bombe ). Les Fleurs fanent sur la terre promise. La douleur règne Dans ma rue. La planète a de quoi pleurer (Objectif Terre). De Rentre chez toi à Soixante millions d'amis, entre racisme et refus, que faire, que dire, comment se trouver ? J'en peux plus, répond Ridan. Il emprunte son Ulysse au poète du seizième siècle Joachim Du Bellay, l'augmente de quelques vers où les sirènes du vingt-et-unième siècle chantent d'une drôle de voix