SALLY NYOLO
Mémoire du Monde
Le cinquième album de Sally Nyolo, "Mémoire du Monde", est une création électro-acoustique lumineuse et profonde, où le 6/8, rythme légendaire du bikutsi rencontre des paroles en français. Enregistré au Cameroun, puis en France, la mémoire du monde s'y conjugue d'une langue à l'autre, inventant une nouvelle façon de chanter la ritournelle. Au-delà du bikutsi le plus pur, il s'en dégage des effluves de blues et de reggae, distillés dans des chansons qui racontent des moments de vie, parlent des femmes (Alice, Mamiwata, la fille du vent), invite à la Paix (chanter), et dépeint sa vison de la société et du monde d'aujourd'hui (La sociale, Essame séguélé, le wagon).
Le disque est écrit, produit et réalisé par Sally Nyolo, certains titres en collaboration avec Michel Aimé, Marc Etienne et Sylvain Marc. On y retrouve sa complice de toujours, l'ex-Zap Mama, Sylvie Nawasadio, ainsi que les Pygmées Bokué.
Sally Nyolo est née au sud du Cameroun, en pays Eton, dans le petit village de Eyen-Meyong, près de la ville de Tala, département de la Lékié. Elle arrive à Paris à 13 ans. Au cours de son adolescence, puis à la fac, elle chante dans plusieurs groupes. De 1982 à 1994, Sally est choriste et travaille avec de nombreux artistes : Higelin, Sixun, Nicole Croisille, Touré Kunda, Princess Erika et bien d'autres...
Sally Nyolo commence une carrière solo en 1991, elle compose la musique du feuilleton radiophonique "Le jeune Joseph", diffusé sur France-Culture. L'année suivante, le producteur Gérard Louvain lui demande de participer à la bande originale du film "Ashakara", elle interprète le titre "Semengue", album publié chez BMG.
En 1993, Sally monte son groupe qui se produit dans plusieurs salles parisiennes. Elle est invitée au mois d'août au festival WOMAD de Peter Gabriel. En 1994, elle enregistre sur son label Real World un premier album de quatre titres sur lequel figure la chanson "Djini Djome".
Peu de temps après, Sally rencontre Marie Daulne, leader des Zap Mama qui lui propose de rejoindre le groupe. Sally compose "Les Mamas des Mamas" sur "Sabsylma", leur deuxième album. Les Zap Mama tournent aux quatre coins de la planète, elles enregistrent deux disques live, l'un au Japon et l'autre à Montreux.
En 1996, Sally Nyolo enregistre son premier véritable album solo, "Tribu", sur le label Lusafrica. Elle compose et écrit tous les titres, chantés en Eton (sa langue natale), à l'exception de "Tamtam", co-composé avec Sylvain Marc. Le disque rencontre un beau succès et reçoit en juin 97 le prix Découverte RFI 97. Le jury est présidé par Manu Katché.
Essai transformé en mai 98 avec le second album "Multiculti" qui excelle à nouveau dans la veine du métissage réussi. La jeune Camerounaise prouve ainsi la grande connaissance qu'elle a acquise des sons traditionnels camerounais qu'elle travaille subtilement.
Après un concert en Mai au New Morning à Paris, Sally Nyolo entreprend une tournée aux Etats-Unis et au Canada, où elle connaît un vrai succès depuis ses débuts. Elle continue de tourner en Europe jusqu'à la fin de l'année. En décembre, elle fait une apparition lors d'un concert de Jacques Higelin à la Cité de la Musique à Paris.
Janvier 2000, Sally Nyolo sort son troisième album, "Beti", du nom d'une tribu africaine. Enregistré en partie au Cameroun, cet album capture l'essence du bikutsi, rythme des régions forestières du centre du pays. Au printemps 2000, Sally est en tournée en France, en Allemagne et au Québec, elle reçoit le prix de la Meilleure Artiste Francophone. Elle participe en mai 2000 aux Rencontres Musicales de Yaoundé, au Cameroun. En 2001, Sally reçoit un disque d'or pour "Nó Méléne Me Ziga Nda", la chanson qu'elle a écrite sur une musique de Michel Aimé pour l'album éponyme de Yannick Noah.
En octobre 2002 paraît "Zaïone" son quatrième album. Elle invite des artiste français à partager et enrichir son bikutsi : Nicoletta, Nina Moratto, Muriel Moreno ou Jean-Jacques Milteau. Avec sa copine camerounaise Princess Erika, elle flirte avec le reggae dans "Jah Know", premier single de l'album.
Après La Scène Bastille à Paris, elle tourne en Europe avant de s'envoler pour le Japon. Sally retrouve le Cameroun en mai 2003, pour le Festival International de Voix de Femmes, Douala Massao.
En 2005, elle est invitée par David Murray pour sa création, "Pouchkine", présentée au festival Banlieues Bleues. Le spectacle continue avec des dates en Europe en 2008.
Puis elle inaugure son propre studio à Yaoundé et y monte sa société de production Tribal Production. Elle entreprend de produire des enregistrements d'artistes talentueux et inconnus avec comme objectif de faire découvrir, développer et promouvoir la scène musicale camerounaise. C'est pour Sally Nyolo une démarche culturelle et politique. En juin, elle lance au Cameroun le premier album de Tribal Production, la compilation "Original n°1". Cet album engagé trouvera l'année suivante un avenir hors des frontières du Cameroun grâce à une distribution mondiale « Sally Nyolo & the Original Bands of Yaoundé » (World Music Network – 2006), unanimement salué par la critique en France et à l'étranger (Le collectif sera réuni sur scène un an plus tard en juin 2007 - Africa Festival Lisbonne - Portugal).
La même année, Sally Nyolo collabore au projet « Désert Rebel » (Culture & Résistance / L'Autre Distribution - 2006), avec comme pilier le musicien touareg du Niger Abdallah Ag Oumbadougou. C'est le premier album labellisé « culture équitable ». Un concept où les artistes du Nord partent à la rencontre de ceux du Sud pour réaliser des projets musicaux dont une partie des recettes servira à mener des actions concrètes sur le terrain. Sally partage les séances studio puis sur la scène avec Gizmo (Tryo), Imhotep (IAM), Daniel Jamet (Mano Negra & Mano Solo) et Amazigh Kateb (Gnawa Diffusion).
Elle fera ensuite les choeurs sur un titre de la BO de la comédie musicale « Le Roi Lion ».
Dans la foulée, Sally Nyolo chante, participe à la production et à l'écriture de plusieurs titres de l'album de Dan Ar Braz « Les Perches du Nil » (Columbia 2007), avec de nouveau la complicité de Gizmo (Tryo). C'est la rencontre voulue par Dan Ar Braz entre « les Ouest » de la musique celtique et « les Sud ». « C'est un voyage en soi, dans la musique, pour la musique et par la musique » dira Sally, qui sera au côté de Dan sur les scènes des grands festivals celtiques (Festival Interceltique de Lorient, Festival du bout du Monde, Festival du Chant Marin
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