YCARE

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L'incontournable autodidacte
Chanteur et musicien au sens artistique décalé, lors de ses passages télé dans l'émission de la Nouvelle Star, les jury souligne son style véritablement à part. il est passionné de musique et prêt à aller jusqu'au bout pour réussir.

Ycare est Né à Dakar et est d’origine libanaise. Il Commence la guitare à la suite d’un accident. Puis il Arrive à Paris après le bac et commence à écrire des chansons et fait ses premiers concerts à Montpellier. En 2008, une amie l’inscrit à la nouvelle star, il termine 4ème. Il repart à Dakar en juin enregistrer une maquette en guitare / voix et donne son premier concert au Gibus.

En 2009, il signe avec Sony et débute l'enregistrement de son nouvel album, Au Bord Du Monde.

Le regard et les mots fiévreux d’Ycare ne laissent jamais indifférent. En 2008, les jurés et téléspectateurs de la Nouvelle Star avaient été bousculés par l’intensité de ce jeune homme d’aujourd’hui 25 ans. Après avoir découvert des talents excentriques (Christophe Willem, Julien Doré) et une voix d’exception (Amandine Bourgeois), l’émission révélait le charisme d’un auteur. La plume d’Ycare lui donne des ailes pour exprimer, dit-il, « le sentiment irraisonné des choses, les émotions primaires de l’individu ». Longtemps, c’est par le sport et l’amour du risque que cet enfant de la communauté libanaise de Dakar s’est livré au défoulement. Surf, judo, kung-fu. Jusqu’au décollage de trop. Une chute du haut d’un château d’eau dans le creux duquel le beau brun enchaînait les figures de skate. 1 an et demi d’hôpital et de rééducation le clouent alors dans l’intimité d’une chambre. Faute d’exutoire physique, c’est par l’écriture que le garçon va se reconstruire. Du papier, un stylo, mais aussi une guitare sèche et deux cassettes _ une de Brel, une de Marley _ accompagnent alors cet amoureux de la langue française. Marqué par l’authenticité du créateur d’Amsterdam et l’universalité de l’icône jamaïcaine, Ycare est saisi aussi par l’incandescence de Noir Désir, l’audace de Radiohead, la démesure de Muse. Happé ensuite par le sérieux de ses études (un MBA), il aurait pu refermer la boîte de Pandore des émotions, devenir un requin de la finance si une amie ne l’avait pas inscrit au casting de la Nouvelle Star. Lui qui n’avait encore jamais donné de vrai concert, vivra ce « dépucelage scénique » comme une révélation, une mise à jour de sa vulnérabilité suscitant un nouveau besoin de chansons. L’expérience (jusqu’en ¼ de finale) l’a finalement conduit jusqu’Au bord du monde, son premier album. Du bout de ce monde, choisi pour mieux observer ceux qui l’entourent et décrypter avec plus de recul ses propres sentiments, il a envoyé des textes à vif. « Les gens sont mes livres, je les vampirise » confie ce grand amateur de rencontres et de virées noctambules. Ses chansons naissent souvent du fracas et de l’enivrement de ses relations amoureuses (J’y crois encore, La colombe et le corbeau, Lettre à une princesse). La folie (Sainte Anne), les pulsions morbides (Elle se dit) peuvent côtoyer une sensualité débridée (L’étrangère) ou des appels à la légèreté (Alison, son entêtant premier single). Si les mots dégagent une tension oscillant entre rock et chanson à texte, Ycare a choisi la chaleur organique des instruments acoustiques comme écrin de cette écriture ciselée à cœur ouvert. Décorée parfois d’un nuage de cordes, du souffle d’une flûte, de coups de reins hispanisant ou orientaux, l’intimité de la guitare folk insuffle une belle fragilité au feu des rimes. Comme si Ycare, conscient des possibles brûlures du soleil, ne pouvait pourtant cesser de rêver à son envol.

YCARE