Le temps des vinyles 33 tours est depuis longtemps révolu. Les CD sont en passe de disparaitre eux aussi au profit des mp3. Et aujourd'hui Youtube, qui est devenu le troisième moteur de recherche sur le net, permet d'éditer des playlists de clips. Une nouvelle manière d'écouter de la musique... De Top of the pop à Internet en passant par MTV, le clip video est devenu un des vecteurs majeur de la promotion de la musique. Retour sur son histoire.

Le Morceau Jailhouse rock d'Elvis Presley est pour beaucoup le premier vrai clip. Publié en 1957, il a lancé un mouvement qui ne cessera de prendre de l'ampleur. L'essort de la télévision va donner des idées aux producteurs sur la manière de faire connaître leurs poulains. L'émission de la BBC Top of the pop est le premier show entièrement dédié à la musique. Les groupes y viennent pour jouer leurs derniers titres. Mais les films entièrement dédiés à une chanson vont massivement arriver sur les écrans à partir de 66. Les Beattles qui ont stoppé leurs concerts après les évènements d'Indonésie, tournent Paperback writter. Un film tout simple dans lequel on les voit jouer (à part Ringo qui se la coule douce sur la pelouse) dans un jardin en chantant. Rien de révolutionnaire mais c'est le début. La promotion des disques des anglais de Liverpool se fait à partir de là via la télévision et les clips.
Ces derniers deviennent de plus en plus élaborés. Leur réalisation est de plus en plus réfléchie, artistique....et onéreuse. Par exemple Crosstown Trafic. Le clip du morceau de Jimmy Hendrix est assez conceptuel. Il a été tourné à l'aide de grues et avec des vues aériennes de la ville de New-York (on y voit le World Trade Center dont la construction s'achevait à peine). Gros investissements donc. Mais les autres groupes ne sont pas en reste et dans les années 70, pas un morceau d'artiste majeur ne sort sans support vidéo. Certain comme le groupe Devo osent les paris les plus fou. Le clip de The day my baby gave me a surprise est un modele du genre, avec des effets spéciaux dignes de Star Trek.
1981. Cette date est très importante dans l'histoire du clip. Elle correspond au lancement de la chaine musicale Mtv. Le premier clip qu'elle diffuse est symbolique. Il s'agit de Video kill the radio star des Buggles. Tout un symbole... A posteriori, un peu arrogant de leur part puis que nous sommes toujours là...
La chaine connait néanmoins un succès phénoménal dès son lancement et achève de dissiper les derniers doutes : les clips sont plus importants que les tournées dans la promotion des artistes. La chaine se fait même payer pour les diffuser.
En 1984 (une très bonne année, surtout pour les bordeaux), sort sur les écrans LE clip. Réalisé par John Landis (ne pas confondre avec Floyd..), il va marquer une génération et faire entrer Michael Jackson dans la légende. Il s'agit du court métrage Thriller. Le succès est immense. Jackson et ses producteur porteront d'ailleurs par la suite une très grande attention dans la réalisation des clips. Bad (réalisé par Martin Scorsese, oui monsieur), Beat it, Black or white etc... ont tous fait sensation lors de leur sortie. Celle-ci était d'ailleurs simultanée dans le monde entier (un peu comme la dernière trilogie Star Wars). Le clip le plus cher de l'histoire est d'ailleurs à mettre à leur palmarès avec Scream qui coûta la bagatelle de 7 million d'euros (soit près de 25 000 $ la seconde).
Parmi la masse de clips dont les télés nous ont abreuvé ces 30 dernières années, certains ont marqué plus que d'autres. Monney for nothing de Dire Straits, avec ses animations en 3D et et ses incrustations fluos était révolutionnaire pour l'époque (même si les personnages ressemblaient à des legos ratés). Madonna a assit sa notoriété sur des clips tels que like a virgin, qui a fait scandale en 89, ou Justify my love qui fut tout sinplement interdit en 90. Quand on voit les clip de Lady Gaga, on se rend compte d'à quel point le monde a changé...
Dans les années 2000, l'essort d'internet et des réseaux sociaux a donné une nouvelle impulsion aux clips.
Aujourd'hui n'importe quel groupe, armé d'une mauvaise caméra et d'une bonne idée peut passer de l'anonymat à la célébrité en quelques jours. Le meilleur exemple est le groupe américain Ok Go qui est passé en 2006 d'une reconnaissance locale à la célébrité internationale grâce à leur clip Here it goes again, ou il dansaient sur des tapis roulants. Le groupe français Justice a créé une énorme polémique (à tel point que même vos parents ont pu en entendre parler) avec le clip de la chanson Stress. Romain Gavras y mettait en scène une bande de banlieue, adepte de provocations et de violences gratuites, faisant une virée dans la capitale. Les JT de 20 heures en avait parlé et le FN ainsi que le MARP avaient même porté plainte. Petits moyens, gros buzz. Voilà en résumé le fonctionnement de la promotion 2.0.
Le Clip est devenu une arme de promotion massive au fil des années et le développement des réseaux sociaux l'a rendu accessible à tous. Reste à trouver l'idée géniale ou le réalisateur de talent qui fera d'anonymes les stars de demain.
En marge du festival Rock en Seine était organisé un concours : Rock en clip don vous pouvez voir les résultats ici. C'est Wax Tailor et Charlie Winston, avec la chanson I own you qui a remporté le concours. Moi je préfére celui du morceau Truckers Delight du groupe Flair (parce que j'avais un Atari quand j'étais petit sans doute). Et vous quel est votre clip préféré?
Laurent Arnaud











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