La cas Gonzales - II

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Nous avons le ok de Gonzales
Nous avons le ok de Gonzales
Première partie de l'article "Le cas Gonzales" Il y a une méfiance naturelle envers les artistes qui veulent attirer l'attention. On y voit facilement du cynisme, de l'arrivisme, un appétit pour l'argent, ce genre de choses. En France, on interprète l'entertainment comme un écran de fumée censé cacher la misère. Mais Gonzales est peut-être celui qui peut nous démontrer que le show a sa place dans le travail d'un musicien. La preuve serait dans ce "coffret" digital que Believe s'apprête à mettre en ligne: 38 titres lives, traces de ce concert fleuve. Et à l'écoute des quelques extraits glanés ça et là sur le net, l'animal est bluffant. Par-dessus le marché, Gonzo travaille sur un projet d'émission pour la télévision hertzienne et diffuse toutes les semaines sur Internet Superproducer, une mini-série dans la droite lignée des The Office et Extras. L'artiste y campe un producteur de musique à l'ancienne, grand gourou fantasque et dans un état proche de l'Ohio. Un autre super héros, un autre avatar de sa folie des grandeurs. C'est drôle, et ça rentre parfaitement dans sa stratégie de relecture de l'industrie du disque et du spectacle. Est-ce que Gonzales serait en train de parvenir à réunir le meilleur des deux mondes? En créant un truc bicéphale où l'artiste ne crée plus de personnages pour alimenter une mystique, mais pour prendre de plus en plus de place dans un monde où la musique devient volatile, pour lui donner de la matière partout où c'est encore possible. Impossible de dire si c'est la bonne réponse aux tracas de la musique actuelle, bien sûr, mais ces élans conquérants sont menés de main de maître.

Pierre

Commentaires

On a connu le Roi du

On a connu le Roi du rock.
On a découvert récemment qu'un Roi de la pop déchu, pouvait renaître, une fois mort...

Des titres de noblesse, assez ridicules et un peu usurpés à mon goût.

Voici, un Maitre de musique. Il est très vivant, et c'est mieux ainsi.