[Toulouse] Live Report : L'Opium du peuple
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La Dynamo à Toulouse (31) - 24/02/11
Me voilà plongé vers les fonds abyssaux de la variété française, sans palmes, sans masque ni tuba, juste avec l'assistance des bouteilles à 2 bars de pression (belges, françaises, hollandaises,...).
L'Opium du peuple est originaire du grand sud-ouest, une légende le précède:
"La légende veut qu'ils soient tous frères. Leur père Michel Opium les a forcé des heures durant à répéter les standards de la chanson.
Du coup, dés leur plus jeune âge, ces cinq garçons dans le vent n'ont qu’une phrase en tête : "des tubes ... rien que des tubes !!""
L'entrée se fait sur une musique western annonçant un moment chaud et musclé tel un duel de cow-boy au milieu de désert des navajo.
Un moment où Clint le shérif s'apprête à dégainer pour abattre le méchant truand, les vautours planent au-dessus de la salle, la maison Borniol vient d'ouvrir son échoppe, prête a livrer ses cercueils et autres coktails en tout genre.
Le 1er tir se fait d'entrée à l'arme lourde, limite destruction massive : "Que je t'aime" de Johnny en version Kurt Cobain. Un hommage est rendu à la famille de Mr Bricolage pour introduire "si j'avais un marteau", suivra dans le désordre "l’Amérique" de Joe Dassin, "Marche à l'ombre" de Renaud, "Le sud" de Nino Ferrer,...le tout régulièrement agrémenté sur scène de personnage en rapport avec les chansons.
Slobodan, the singer, rappelle ses origines de Carmaux, ville minière du nord du sud-ouest, pour introduire "les corons" de Pierre Bachelet, façon coup de grisou par l'opium du peuple. Un grand moment de finesse, doux, tendre, costume à paillette pour un titre au piano qui ne marchera jamais "anti-social" de Trust. Les tubes s'enchaînent avec distribution de sucette à l'anis au public sur le titre éponyme de France Gall. Une pépite de Coluche que seul les initiés où les plus de trente ans se rappellent "sois faignant".
Pour le rappel Slobodan revient en peignoir, qu'il finit par tomber dévoilant ses charmes les plus sexy en porte-jarretelles (cf photo).
Côté public, c'est un set très agité, ça pogotte, ça slam, y compris les filles, le tout dans une ambiance très festive.
Bien que les textes ne soient pas terrible et qu'ils ne marcheront jamais, le côté très rock de la musique ne fait pas dans la finesse, pas de place à des tergiversations inutiles, c'est du bon et ce n'est pas ennuyeux. Une bonne dose d'Opium du peuple et ça repart.
Il existe une version du show avec les opiumettes, piano à queue pour les grandes scènes.
Bribs, correspondant à Toulouse
A voir aussi :
Prochaine date le 05 mars à Carcassonne avec The hyènes (feat Denis Barthe et Jean-Paul Roy de Noir Désir) et The Sexopath
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