[ON REFAIT LA MUSIQUE] Emission #9 : quels investissements pour quels artistes ?

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Aujourd’hui, nous nous demanderons où va l’argent de la musique ? Dans l'imaginaire populaire, des centaines de millions de dollars échouent dans les poches des producteurs et y restent. Selon une étude de l’IFPI, 5 milliards de dollars sont dépensés chaque année par les labels pour découvrir, produire et promouvoir des artistes.

Cela représente près d'un tiers des recettes mondiales de l'industrie du disque en 2009, c’est à dire que les labels dépensent 30 % de leurs recettes en production et promotion.

Plus de 4 000 artistes signés par les majors ainsi que «des dizaines de milliers d'autres» signés sur les labels indépendants profitent de ce budget. Mais ces dépenses souffrent de la crise du disque.

En France, l'industrie a néanmoins rendu plus de contrats en 2009 qu'elle n'en a signé : 70 nouveaux artistes ont été signés, quand 88 contrats ont été rendus. En parallèle, les dépenses marketing ont reculé de 18 % à 72 millions d'euros. Impossible pourtant de rogner sur ces dépenses, quand Internet fait exploser le nombre d'artistes exposés.

L'IFPI a recensé 2,5 millions d'artistes hip-hop sur le site communautaire MySpace, 1,8 million Dans le rock, 700 000 dans la pop et des dizaines de milliers d'autres ailleurs.. Or, si Internet peut aider à se faire connaître, la Toile ne permet pas de faire des vedettes…

Alors justement ces investissements, ils sont pour qui ? 70 nouveaux artistes signés et Gerard Lenorman ou Johnny qui trustent les têtes des charts. Investit on encore sur les nouveau talent ou se contente t’on d’abord du lucratif existant ?

Intervenants :

Romain, artiste connu sous le nom de Kronem, déjà chez nous la semaine dernière, fan furieux de Pearl Jam et de fugazi (groupe pleinement do it yourself en passant). Son projet est un projet solo essentiellement saturé sans machine ni boite à rythme. http://kronem.net/ - Son choix de la semaine : Klink Clock - Rhythm

Jean Michel Canitrot, successivement attaché de presse, puis directeur de services promotion au sein des majors du disques, vous avez crée CANITROT & Co, agence de relations presse et il a défendu des artistes comme U2, Michaël Jackson ou Nirvana mais aussi contribué au développement d’artistes Noa, Craig David, Etienne Daho, Les Rita Mitsouko, I Muvrini - Son choix de la semaine : Corson – We’ll Come Again

Michel De Souza, il a été Fondateur de KO Records, Directeur Marketing (Barclay), Directeur Général Adjoint (Mercury), Directeur Marketing/Commercial (Universal), Directeur Général (Warner et EMI). Depuis 2006, MDS Conseils, sa structure intervient auprès des PME de l’industrie musicale et conseille ces dernières dans les domaines du marketing opérationnel et de la stratégie. - Son choix de la semaine : Dick Rivers – Bloody Movie

Titres diffusés pendant l’émission :

 

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