CULTUREZ-VOUS PARIS - Semaine du 19 novembre 2018

CULTUREZ-VOUS PARIS - Semaine du 19 novembre 2018

19 novembre 2018

Cinéma


Lundi
commence le festival Montagnes en scènes. C’est l’occasion de s’installer au chaud et de se laisser transporter par les 4 films projetés. Deux courts-métrages seront diffusés, l’un sur un parapentiste, l’autre sur deux skieuses. On parle de rêve, de leurs rêves, de persévérance et de passion. Puis, direction le cœur du Pakistan, avec un moyen métrage « Zabardast ». Un carnet de voyage d’une expédition de 5 semaines, un projet fou de free-ride, qui nous transporte très loin.

Le long métrage diffusé, « Path to Everest », c’est Kilian Jornet, un coureur légendaire, qui nous emmène sur le plus haut sommet avec passion, émotion et une énergie fantastique.
C’est à la porte Maillot, au Palais des Congrès. La même soirée revient le 17 Décembre, au Grand Rex. C’est sur réservation.

Lundi, se déroule aussi une soirée courts-métrages. 13 courts, 1h40, pas de thème imposé. C’est l’occasion de découvrir de nouveaux réalisateurs et d’échanger avec eux après la projection. On y retrouvera par exemple « Une chorale pour Damien », de Jean-Baptiste Bazin, qui raconte l’après midi de neuf amis d’enfance réunis pour fêter la sortie de prison de leur ami, Damien.
Ou encore « Poker » de Franckie Charras, une comédie où un scientifique s’attelle à démontrer à travers les pensées des gens qu’ils peuvent être physiquement dans un endroit et mentalement ailleurs.

C’est dans le 11e, au Café de Paris à 20h. Entrée libre.


Mardi, c’est l’ouverture du festival Chéries - chéris, le festival du film LGBT. Ce soir, en projection, c’est « La favorite » de Yorgos Lanthimos.
Début du 18e siècle, l’Angleterre et la France sont en guerre. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. C’est alors qu’une nouvelle servante, arrive à la cour et parvient à gagner la confiance de la reine. Une lutte d’influence sans merci s’engage alors entre les deux courtisanes.

La Favorite est le récit paillard et acerbe d’une intrigue royale, teintée de passion, de jalousie et de traitrise, mettant en scène un triangle amoureux féminin. Pour son premier film en costumes, le célèbre réalisateur grec Yórgos Lánthimos n’a pas renoncé à son univers décalé, cynique, absurde. Il livre avec La Favorite, un film d’époque excentrique, constamment jubilatoire et puissamment incarné par trois comédiennes au zénith. Un film événement qui vient d’être couronné du grand Prix du Jury au festival de Venise et sera présenté en première parisienne à Chéries-Chéris.

Vous pouvez retrouver Grégory Tilhac, programmateur du festival dans Chaos aux côté de la sociologue Sylvie Tissot



Mercredi, on profite de la rediffusion du film Eternal Sunshine of Spotless Mind. Film culte des années 2000, il marque la rencontre détonnante entre Michel Gondry et Jim Carrey pour un film sur l'effacement des souvenirs et notre identité. À travers ses souvenirs, Joël parcourt le fil de sa relation avec Clémentine, et réalise combien il y est attaché. Une course contre le processus d’effacement commence et nous amène à suivre Joël dans les méandres de sa mémoire et de sa jeunesse.

La projection sera précédée de trois courts-métrages étudiants réalisés dans le cadre des Ateliers Cinéma. Ces trois petits films s’amusent des fantasmes – d’éternelle jeunesse et de perfection – auxquels nous convoquent aujourd’hui chirurgie esthétique, body art et modifications génétiques.

La projection sera suivie d'un débat intitulé « Un désir de répétition ». L’entrée est libre, c’est à 18h à l’Université Paris Diderot, dans le cadre du festival des idées Paris : jeunesse éternelle.



Vendredi, on se prépare pour le salon des vignerons Indépendants en commençant doucement par une projection au Ground Control, à côté de la gare de Lyon.

Depuis une dizaine d'années, le monde du vin est en pleine effervescence, bousculé par une contre-culture comme le rock a pu l'être par le punk en son temps. Un peu partout en France et plus particulièrement en Occitanie, de joyeux rebelles ont investi nos terroirs pour inventer le vin qu'ils aiment : naturel et sans artifice. Bien plus qu'un vin bio, c'est un vin d'émotion et de réaction, un vin qu'aucun label ne régit, un vin libre. Wine Calling part à la rencontre de ces nouveaux vignerons qui réinventent notre rapport au vivant. Ces hommes et ces femmes préfigurent une agriculture paysanne en mouvement. Solidaire, éthique, festive, une nouvelle utopie émerge de nos coteaux, explorons-la !

Un film de passionnés, passionnant qui nous donne envie de les rejoindre, goûter à leurs vins et rêver avec eux. Et dans la lignée, le Ground Control accueille ce weekend, une trentaine de vignerons au Salon du vin nature.

Samedi, ça commence à 10h, c’est parfait pour se réveiller tranquillement. C’est la projection d’une partie des courts métrages en lices pour les César.
24 courts métrages sont en lice pour le César 2019 du Meilleur Film de Court Métrage.
24 histoires, univers, sensibilités et autant de nouveaux talents du cinéma français à découvrir en salle avant la prestigieuse Cérémonie des César où sera annoncé le film lauréat !
7 courts vous attendent ce matin pour 2h20 de cinéma.

Avec par exemple, « Laissez moi danser » de Valérie Leroy dont le scénario a été primé dans plusieurs festivals.

Le synopsis : Mylène, 55 ans, est femme de ménage sur un ferry. Ce soir ses collègues lui ont organisé une fête surprise pour son anniversaire. Mais sur l’enveloppe qu’on lui tend, il y a l’ancien prénom de Mylène, son prénom d’homme, son ancienne vie. Qui peut vouloir trahir sa transidentité ? Dans la clameur de la fête où commence à gronder les revendications sociales de ces femmes exploitées, Mylène va devoir enquêter...

Si vous avez loupé le coche, samedi prochain aura lieu, la projection des 7 derniers courts restants. C’est entrée libre.


Samedi, dans le cadre des Japonismes 2018, on a le choix entre des expos, des projections, des rétrospectives… Comme celle organisé par la maison de la culture du Japon à Paris. On nous invite à revivre 100 ans de cinéma japonais à travers des classiques ou des films inconnus en France. Aujourd’hui, c’est « Les amants crucifiés » de Mizoguchi et « Crépuscule à Tokyo. » d’Ozu.
Win Wenders, cinéaste, disait des films d’Ozu qu’ils « parlent du long déclin de la famille japonaise, et par-là même, du déclin d’une identité nationale. Ils le font, sans dénoncer ni mépriser . Aussi japonais soient-ils, ces films peuvent prétendre à une compréhension universelle. Vous pouvez y reconnaître toutes les familles de tous les pays du monde ainsi que vos propres parents, vos frères et sœurs et vous-même. »


Samedi, aux Grands Voisins à Denfert, on peut y passer l’après midi et la soirée, pour le festival Migrant’scène. On commence par la projection du film « Libre » à 15h30. C’est l’histoire de Cédric Herrou, agriculteur, d’aider les réfugiés. Mais en agissant ainsi, il est considéré hors la loi... Michel Toesca, ami de longue date de Cédric et habitant aussi de la Roya, l’a suivi durant trois ans. Témoin concerné et sensibilisé, caméra en main, il a participé et filmé au jour le jour cette résistance citoyenne. Ce film est l'histoire du combat de Cédric et de tant d’autres.


Musique



Mercredi, au café de la danse, dans le 11e, on dansera grâce à Mariama. Née en Sierra-Leone, elle grandit en Allemagne avant de s’installer à Paris. Ses influences variés, nous entrainent dans un univers à la fois apaisant et coloré. Après avoir partagé la scène avec Stromae, Tiken Jah Fakoly, Brigitte et beaucoup d’autres, elle sort son deuxième album.
Elle a déjà dévoilé « Raindrops », premier extrait mélancolique dans un clip lumineux et poétique, opposant les costumes colorés de ses protagonistes et la voix chaude de Mariama à des décors bruts et urbains.





Mercredi, direction la Gaite Lyrique le festival Les Inrocks posent ses valises toute la semaine. Ce soir, trois groupes se partagent l’affiche.

Le thème de cette année, c’est la fête ! Que ce soit en musique ou au travers d’ animations, le ton est donné. On entendra entre autre - Miossec qui dévoilera les onze nouvelles pépites de son album « Les rescapés » à l’écriture singulière et à la musique minimaliste.

Jeudi, à la Maroquinerie, on assiste au concert de Tahiti 80. Tahiti 80, c’est ce groupe composé de trois musiciens tout droit venus de Rouen pour délivrer un savant mélange ensoleillé de rock et de synthpop depuis une petite vingtaine d’années maintenant. Langoureux, puissants et enivrants, les sons de Tahiti 80 continuent de résonner dans tous les esprits. Ils ont ce truc qui rend accro dès la première écoute, cette patte musicale qui envoûte sans la moindre difficulté et ce talent qui rend chacun dépendant.

Samedi, aux Grands Voisins, à l’occasion du festival Migrant’scènes, après une projection de film, la soirée se poursuit avec le concert de Refugees of Rap. Inspirés de leur quotidien et du contexte politique en Syrie, les deux frères chantent leur révolte en tant que témoins des injustices et des violences vécues par leur peuple.


Théâtre


Mardi, un bureau, un verre de whisky, des feuilles qui jonchent le sol... Un rire résonne, celui de John Cassavetes. Il nous raconte sa famille, sa première expérience avec la caméra et ses combats contre les grandes sociétés de productions. Puis la rencontre qui bouleverse sa vie, sa femme et actrice fétiche : Gena Rowlands.
À l’aide de projections d’extraits de films, le public est plongé dans l’univers du cinéaste. John les commente, se remémore ses souvenirs de tournage. Florian Choquart est à l’image de l’homme qu’était John jusqu’à son dernier souffle : survolté, généreux et passionnant. Un ciné-théâtre qui retrace la vie du cinéaste, 30 années d’audace et de passion.

Depuis sa disparition, les films de Cassavetes ne cessent d’inspirer les cinéastes du monde entier. Sa liberté et son audace proposent une alternative à une industrie cinématographique calibrée.

Cassavetes - portrait d’un cinéaste hors norme, c’est du mardi au samedi, au théâtre Lucernaire jusqu’au 9 décembre.


Jeudi, dans le cadre du festival « Un weekend à l’Est » à 20h, place au théâtre avec l’une des dernières créations dirigées par Árpád Schilling. Donnée pour la première fois en France, cette pièce construit, à partir de l’histoire individuelle des acteurs réunis sur scène, une histoire plus générale de l’Europe de l’Est. Un virulent appel à la dissidence par l’un des plus grands metteurs en scène contemporains.



Expos, animations…



Lundi, on file au Jardin des Plantes, qui pour la toute première fois, propose une balade nocturne à la lueur des monumentales structures lumineuses. « Espèces en voie d’illumination », qui veut éclairer la conscience des petits et des grands et qui montre à quel point il est important de préserver notre faune et notre flore.

On commence par des créatures disparues, puis les espèces éteintes ou menacées sous la pression des civilisations humaines. Des reptiles, des insectes, des mammifères…, il y aura de tout. La balade se termine par un éclairage sur la diversité animale actuelle. On illumine la biodiversité, pour mieux la préserver.
Un show lumineux et poétique à vivre jusqu’au 15 janvier 2019.

Mardi, A l’occasion de la journée mondiale de l’enfance, le 20 novembre 2018, l’artiste plasticienne Roxane Stroobant expose son projet “93/75 JUMP STREET” à la galerie du 6b en collaboration avec 6 photographes émergents.

L’artiste plasticienne accompagne les enfants et adolescents en difficulté vers l’appropriation du patrimoine parisien. Ainsi, lors d’ateliers collectifs et individuels, et par le biais de l’expression artistique, elle invite les jeunes à s’approprier les espaces urbains. Cette liberté les valorise, leur offre des clés pour se développer et gagner confiance en eux, afin de pouvoir appréhender le monde dans de meilleures conditions. Tout en proposant un dialogue esthétique entre générations, l’artiste invite le spectateur à s’interroger sur son propre regard et son rapport à la ville.

C’est toute la semaine à St Denis, au 6B.

Jeudi, C’est l’ouverture du Festival Territoires en Images à l’Institut de Géographie de Paris. Dix photographes exposent une photo, de la Syrie au Vietnam, en passant par la France et le Nigéria.

A partir de vendredi après-midi, assistez à l'une des dix séances de projection : des films documentaires, qui s'attachent tous à décrire des territoires singuliers, leurs enjeux, les acteurs qui contribuent à leur fabrique et les pratiques qui les animent.

Ce festival répond à trois ambitions :
– Diffuser des travaux originaux à travers deux compétitions : la projection de films documentaires et une exposition photographique.
– Permettre rencontres et débats. L’objectif est d’ouvrir un dialogue entre auteurs, professionnels et spectateurs.
– Faire prendre conscience de l’importance de l’image dans les champs scientifiques et universitaires. Jeudi, on reste dans le thème des voyages, hier, c’est ouvert le festival « Un weekend à l’Est ». Après Varsovie et Kiev l’année dernière, le festival nous entraîne cette année à Budapest. Meurtrie par les guerres, appauvrie par le communisme, Budapest présente aujourd’hui les traits d’une capitale bouillante de vie.

A 19h, on parle d’être femme et rom. Estimée à 7 à 8 % de la population, la minorité rom de Hongrie est l'une des plus importantes d'Europe. Citoyens européens au même titre que les autres Hongrois, les Roms de Hongrie sont pourtant l'objet de discriminations, aujourd’hui encouragées par la politique anti-tsigane du premier ministre Viktor Orban.
La question de la situation des roms en Hongrie, avec un accent mis sur le sort des femmes tsiganes, fera l’objet d’une discussion / débat.

Vendredi, au Grand Palais, maintenant, dans le 8e, on découvre une exposition qui explore l’impact culturel de la personnalité et de l’œuvre de Michael Jackson dans le champ de l’art contemporain des années 1980 à aujourd’hui.

Michael Jackson est l’une des personnalités culturelles les plus influentes du XXe siècle, et son héritage se poursuit au XXIe siècle. S’il a toujours été considéré comme une référence dans l’univers de la musique, des clips vidéo, de la danse et de la mode, son impact sur l’art contemporain n’a jamais été abordé et n’a jamais fait l’objet d’une exposition internationale comme celle-ci.

Son influence et sa célébrité ne faiblissent pas, et les questions qu’il a soulevées en tant que phénomène social, en particulier du point de vue de l’identité, de la question raciale et de la célébrité, sont toujours d’actualité.

Ses chansons, ses chorégraphies et ses clips vidéos témoignent du destin artistique hors du commun de Michael Jackson, source d’inspiration pour de nombreux artistes : Andy Warhol, Lorraine O’Grady, Isaac Julien… Découvrez l’oeuvre et la personnalité du « king of pop » à travers leurs oeuvres !

C’est jusqu’au 14 février.


Vendredi, c’est le retour mensuel du verre du voyageur. Ami(e) voyageur(se), ca te dirait de boire un verre avec d'autres gens qui ont le même virus que toi ? Que tu sois voyageur « novice » ou « confirmé », tu es bienvenu à cet event qui rassemble plus de 1.000 personnes à chaque édition !

C’est au Generator Hostel dans le 10e.

Dimanche, c’est encore le festival Migrant’scènes aux Grands Voisins. Et pour finir la semaine en douceur, le programme oscille entre brunch, théâtre et concert piano-voix de Denis Pean.
En théâtre, c’est la troupe de Good Chance Theatre qui favorise la Promotion de la liberté de parole et d’expression à travers le théâtre et l’art avec une troupe formée de réfugiés et migrants.

Dimanche, c’est aussi le festival Maker faire Paris.  

Maker Faire est le plus grand événement au monde qui regroupe ateliers, présentations et conférences autour des thèmes de la créativité, la fabrication et le mouvement Do it Yourself (Faites les vous même). Maker Faire est un évènement pour tous les adeptes des technologies, artisans, éducateurs, inventeurs, hobbyistes, ingénieurs, clubs de science, auteurs, artistes ou encore étudiants.

Tout au long du weekend, vous avez le choix entre pleins d’animations : couture, light painting, codage…De l’informatique, de la musique, de la photo, vidéo, des drones… C’est hyper varié ! Il y a plusieurs niveaux, des activités pour les grands comme pour les plus jeunes.

C’est à la Cité des Sciences et de l’Industrie.