Maud Geffray

Maud Geffray

« Finalement, je réduis ça au nord et au sentiment d’étendue en Laponie, mais ce que je recherchais, c’est un sentiment d’espace dans ce disque » déclare Maud Geffray à propos de son premier album « Polaar ». Et c’est évidemment la sensation qui nous envahit dès la première écoute de ces douze titres cotonneux comme de la ouate qui s’emboîtent comme autant de plans séquences qui dessineraient un horizon de tous les possibles, en oscillant dans le même temps entre mélancolie profonde et joie intense, dancefloor et chill-out. Esquissant une sorte d’étendue fantomatique où planeraient des esprits qui n’ont pas cessé de vivre, de danser et de rêver, et donc d’aller vers la lumière.
On ne présente plus Maud Geffray. En 3 albums avec Sebastien Chenut au sein du duo Scratch Massive, elle a redéfini l’électro en la passant au filtre de la new-wave des années 80. Depuis deux ans - sans abandonner Scratch Massive qui vient de sortir « Day Out Of Days » la B.O du film de Zoé Cassavetes et dont attend le 4eme album prochainement - Maud a décidé de s'envoler en solo, d’explorer de nouvelles voies musicales.  Première excursion solo il y a deux ans avec « 1994 », où sur des rushes vidéo d’une rave oubliée dans les dunes de Carnac, Maud construisait une bande son toute en mélancolie qui questionnait les notions de danse, de jeunesse, de liberté, d’évasion… en bref d’échappatoires. « Polaar » (polaire en norvégien), le premier album solo de Maud Geffray est né au départ d’une carte blanche qui lui a été offerte par le Louvre dans le cadre des Journées du film d’art. Maud opte vite pour une création inédite. Ce sera un film musical issu d’un séjour de deux mois au fin fond de la Laponie accompagnée du réalisateur de clips Jamie Harley (Koudlam, Judah Warsky…), histoire d’aller questionner la manière de vivre des adolescents sur place.
En l’occurrence dans la ville de Rovaniemi en Laponie, là où règne le Kaamos (terme local qui désigne ce phénomène de nuit hivernale quasi permanente). De cette drôle d’expédition sensorielle et lumineuse résultera « Kaamos », film à la beauté irréelle rythmé par une bande son de 6 titres. Un premier essai en forme de déclic qui va donner à Maud l’envie d’emmener le projet plus loin, de développer autour de cette trame, un disque plus construit et pop qui questionnera profondément cette envie d’espace. « L’album s’appelle « Polaar » parce que j’avais vraiment envie de dissocier les deux. « Kaamos » c’est le film musical et la genèse du projet en quelque sorte, et « Polaar » c’est l’album, qui contient des nouveaux titres, et qui a une existence qui lui est propre, autonome, et je n’avais pas envie de confusion. »
Lancinant, rythmé de salves électriques qui nous ramènent brutalement au réel, parcouru de boites à rythmes sous chloroforme capables de s’emballer d’un coup vers la transe la plus pure, ponctué de pianos étouffés, emballé de mélodies étirées et stretchées, hanté de vocaux qui ricochent en écho, et habité par un duo pop parfait avec Flavien Berger, « Polaar » est un drôle de stupéfiant. Une sorte de nuage sonore sidérant, où planent les ombres du shoegaze, l’italo électrifiée du label Italians Do It Better, les intonations mouillées de Lana del Rey, des bribes de Depeche Mode, la torpeur actuelle de la vaporwave, des fragments de Bel Canto, et où se télescopent autant les années 90 que 2000. Un album de tous les possibles, où le temps suspend son vol, où la transe prend le pas sur l’engourdissement et où les contraires s’attisent. Un mélange de feu et de glace, de torpeur et d’énergie, comme la bande sonore idéale d’un long voyage en suspension et en quête de la lumière.
« Finalement, je réduis ça au nord et au sentiment d’étendue en Laponie, mais ce que je recherchais, c’est un sentiment d’espace dans ce disque » déclare Maud Geffray à propos de son premier album « Polaar ». Et c’est évidemment la sensation qui nous envahit dès la première écoute de ces douze titres cotonneux comme de la ouate qui s’emboîtent comme autant de plans séquences qui dessineraient un horizon de tous les possibles, en oscillant dans le même temps entre mélancolie profonde et joie intense, dancefloor et chill-out. Esquissant une sorte d’étendue fantomatique où planeraient des esprits qui n’ont pas cessé de vivre, de danser et de rêver, et donc d’aller vers la lumière.  On ne présente plus Maud Geffray. En 3 albums avec Sebastien Chenut au sein du duo Scratch Massive, elle a redéfini l’électro en la passant au filtre de la new-wave des années 80. Depuis deux ans - sans abandonner Scratch Massive qui vient de sortir « Day Out Of Days » la B.O du film de Zoé Cassavetes et dont attend le 4eme album prochainement - Maud a décidé de s'envoler en solo, d’explorer de nouvelles voies musicales.  Première excursion solo il y a deux ans avec « 1994 », où sur des rushes vidéo d’une rave oubliée dans les dunes de Carnac, Maud construisait une bande son toute en mélancolie qui questionnait les notions de danse, de jeunesse, de liberté, d’évasion… en bref d’échappatoires. « Polaar » (polaire en norvégien), le premier album solo de Maud Geffray est né au départ d’une carte blanche qui lui a été offerte par le Louvre dans le cadre des Journées du film d’art. Maud opte vite pour une création inédite. Ce sera un film musical issu d’un séjour de deux mois au fin fond de la Laponie accompagnée du réalisateur de clips Jamie Harley (Koudlam, Judah Warsky…), histoire d’aller questionner la manière de vivre des adolescents sur place.  En l’occurrence dans la ville de Rovaniemi en Laponie, là où règne le Kaamos (terme local qui désigne ce phénomène de nuit hivernale quasi permanente). De cette drôle d’expédition sensorielle et lumineuse résultera « Kaamos », film à la beauté irréelle rythmé par une bande son de 6 titres. Un premier essai en forme de déclic qui va donner à Maud l’envie d’emmener le projet plus loin, de développer autour de cette trame, un disque plus construit et pop qui questionnera profondément cette envie d’espace. « L’album s’appelle « Polaar » parce que j’avais vraiment envie de dissocier les deux. « Kaamos » c’est le film musical et la genèse du projet en quelque sorte, et « Polaar » c’est l’album, qui contient des nouveaux titres, et qui a une existence qui lui est propre, autonome, et je n’avais pas envie de confusion. »  Lancinant, rythmé de salves électriques qui nous ramènent brutalement au réel, parcouru de boites à rythmes sous chloroforme capables de s’emballer d’un coup vers la transe la plus pure, ponctué de pianos étouffés, emballé de mélodies étirées et stretchées, hanté de vocaux qui ricochent en écho, et habité par un duo pop parfait avec Flavien Berger, « Polaar » est un drôle de stupéfiant. Une sorte de nuage sonore sidérant, où planent les ombres du shoegaze, l’italo électrifiée du label Italians Do It Better, les intonations mouillées de Lana del Rey, des bribes de Depeche Mode, la torpeur actuelle de la vaporwave, des fragments de Bel Canto, et où se télescopent autant les années 90 que 2000. Un album de tous les possibles, où le temps suspend son vol, où la transe prend le pas sur l’engourdissement et où les contraires s’attisent. Un mélange de feu et de glace, de torpeur et d’énergie, comme la bande sonore idéale d’un long voyage en suspension et en quête de la lumière.