Jean-François Coen

Jean-François Coen

Enfant, Jean-François Coen veut jouer comme Jimi Hendrix. On l’inscrit au conservatoire
pour étudier la guitare classique... Alors qu’il rêve de Beatles, Pink Floyd ou Cat Stevens,
il a une révélation en entendant un jour une musique incroyable, renversante. Il vient de
découvrir qu’on peut chanter en français : Non, Jef, t’es pas tout seul.
Arrivent le punk et la new wave. Des groupes naissent de partout : Stinky Toys, Taxi Girl,
Marquis de Sade, Marie et les Garçons... Jean-François est bassiste de l’un des meilleurs
d’entre eux, Modern Guy, qui part à New York enregistrer son unique et superbe album
avec le mythique John Cale. Puis viennent les années blanches. L’argent et le marketing
remplacent l’art et la passion. Les survivants resserrent les rangs.
Lorsque l’horizon s’éclaircit, Jean-François sort La Tour de Pise, un magni que premier
album solo, acclamé par une presse unanime. Pour rester au plus près de sa vision
musicale, il a réalisé ce disque seul. Mais son histoire est aussi celle de la délité à ses
valeurs, à ses amis, à la musique. On retrouve deux titres écrits avec Guillaume Israël, le
chanteur et parolier de Modern Guy, entretemps disparu, à qui l’album est dédié : «
Camille » et, bien évidemment, « La Tour de Pise », sublimement mis en image par Michel
Gondry pour l’une de ses premières et meilleures vidéos, élu meilleur clip de l’année au
Midem.
Puis Jean-François s’immerge encore plus profond dans la musique : il construit son
propre studio, s’équipe du matériel le plus sophistiqué et travaille comme si sa vie en
dépendait – pour la bonne raison qu’elle en dépend... Il réussit une chose rare : concevoir
et réaliser quasiment seul son album suivant. Il écrit ses textes, ses musiques, ses
arrangements, joue de tous les instruments, chante, enregistre, produit, mixe. Le résultat,
Vive l’amour, est inouï et confondant. Ses onze chansons, qui dévoilent un univers
sensible et résolument personnel, sont empreintes tout à la fois de fraîcheur, de mystère,
de beauté, d’ironie, de folie, de dureté, de douceur et de charme. Des compositions
singulières et attachantes, à la poésie décalée, aux arrangements modernes et subtils,
interprétées d’une voix sensuelle et inimitable.
Jean-François Coen continue ensuite son parcours hors des sentiers battus, soignant
chaque détail de ses productions aussi rares qu’éblouissantes. Il écrit la musique du lm
There Is No I in Team, de Shaun Severi, et participe au disque hommage Tombés pour
Daho, sur lequel il offre une formidable relecture de « Bleu comme toi ». En n, il annonce
pour la n 2018 la sortie de son troisième album, Golden Boy. On a failli attendre.
Stan Cuesta
Enfant, Jean-François Coen veut jouer comme Jimi Hendrix. On l’inscrit au conservatoire pour étudier la guitare classique... Alors qu’il rêve de Beatles, Pink Floyd ou Cat Stevens, il a une révélation en entendant un jour une musique incroyable, renversante. Il vient de découvrir qu’on peut chanter en français : Non, Jef, t’es pas tout seul.

Arrivent le punk et la new wave. Des groupes naissent de partout : Stinky Toys, Taxi Girl, Marquis de Sade, Marie et les Garçons... Jean-François est bassiste de l’un des meilleurs d’entre eux, Modern Guy, qui part à New York enregistrer son unique et superbe album avec le mythique John Cale. Puis viennent les années blanches. L’argent et le marketing remplacent l’art et la passion. Les survivants resserrent les rangs.

Lorsque l’horizon s’éclaircit, Jean-François sort La Tour de Pise, un magnifique premier album solo, acclamé par une presse unanime. Pour rester au plus près de sa vision musicale, il a réalisé ce disque seul. Mais son histoire est aussi celle de la délité à ses valeurs, à ses amis, à la musique. On retrouve deux titres écrits avec Guillaume Israël, le chanteur et parolier de Modern Guy, entretemps disparu, à qui l’album est dédié : «Camille » et, bien évidemment, « La Tour de Pise », sublimement mis en image par Michel Gondry pour l’une de ses premières et meilleures vidéos, élu meilleur clip de l’année au Midem.

Puis Jean-François s’immerge encore plus profond dans la musique : il construit son propre studio, s’équipe du matériel le plus sophistiqué et travaille comme si sa vie en dépendait – pour la bonne raison qu’elle en dépend... Il réussit une chose rare : concevoir et réaliser quasiment seul son album suivant. Il écrit ses textes, ses musiques, ses arrangements, joue de tous les instruments, chante, enregistre, produit, mixe. Le résultat, Vive l’amour, est inouï et confondant. Ses onze chansons, qui dévoilent un univers sensible et résolument personnel, sont empreintes tout à la fois de fraîcheur, de mystère, de beauté, d’ironie, de folie, de dureté, de douceur et de charme. Des compositions singulières et attachantes, à la poésie décalée, aux arrangements modernes et subtils, interprétées d’une voix sensuelle et inimitable.

Jean-François Coen continue ensuite son parcours hors des sentiers battus, soignant chaque détail de ses productions aussi rares qu’éblouissantes. Il écrit la musique du lm There Is No I in Team, de Shaun Severi, et participe au disque hommage Tombés pour Daho, sur lequel il offre une formidable relecture de « Bleu comme toi ». Il annonc epour la fin 2018 la sortie de son troisième album, Golden Boy. On a failli attendre.

Stan Cuesta