Têtes Raides

Têtes Raides

Il y a d’abord Christian Olivier, doté d’une voix très particulière, rappelant les voix des années 30, qui décide de monter un groupe avec deux musiciens, Cali à la basse et Grégoire Simon au saxophone.

Ils nomment leur groupe les Red Ted, et reprennent au début, les grands classiques des Clash ou des Rolling Stones, avec parfois un peu de Johnny. Leur présence sur scène se démarque par leur mise en scène et notamment les éclairages qui mettent en valeur les masques blancs recouvrant leurs visages. Leur scène se trouve tout d’abord dans les bars et la rue. Fort de ce succès, Christian décide de se consacrer à l’écriture des textes et échange la guitare contre l’accordéon.

En 1987, le groupe prend son nom final et s’agrandit. Leur premier 33 tours qui sort en 1989 les fait connaître. Dès lors, ils revendiquent une identité au-delà du simple groupe de musique. Leur activité artistique va du théâtre de scène à l’écriture, en passant par le cirque et les arts graphiques. Leurs mélodies s’attachent aux couleurs, aux climats, les sons particuliers des cuivres sont mis en avant et c’est ce qui séduit un public très large de 18 à 40 ans.

Fin 1990, ils sont six membres dans le groupe : Jean-Luc Millot à la batterie, Serge Bégout à la guitare et Anne-Gaël Bisquay au violoncelle sont venus les rejoindre. Cette voix féminine apporte une nouvelle maturité à leur chanson. Les pochettes de leur disque deviennent très personnelles et graphiques grâce à leur collaboration avec les Chats Pelés qui les suivront désormais. La petite dernière à se joindre au groupe sera Edith, la soeur de Serge pour le tuba, le trombone et le piano.

Vingt ans après leurs premiers pas discographiques, Têtes Raides reviennent avec un nouvel album, Banco (2007) synthèse magique de leur art unique. Ce dixième album studio alterne brûlots politico-poétiques tels l’emblématique Expulsez-moi, hymnes à la nuit, poésies à la veine surréaliste, et chansons d’amour, sur un fond musical toujours renouvelé, où l’accordéon retrouve sa place, au milieu d’un attirail électroacoustique bariolé. On y croise Olivia Ruiz le temps d’un featuring sur le burlesque Plus haut. En 2011, le groupe revient avec un nouvel opus studio intitulé L’an demain.